Projet Bromo : retour en forme des industriels avant la fusion
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Essai acoustique d’un satcom géostationnaire équipé de la plateforme Spacebus B2 de Thales Alenia Space.
Thales Alenia Space
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Essai acoustique d’un satcom géostationnaire équipé de la plateforme Spacebus B2 de Thales Alenia Space.
Thales Alenia Space
Si l’information circulait déjà depuis janvier 2025, voire même avant, le projet de fusionner leurs activités spatiales a été officialisé le 23 octobre dernier par la signature d’un protocole d’accord entre Airbus, Leonardo et Thales. Objectif : « créer un acteur spatial européen de premier plan », en démultipliant « la force de frappe des trois entreprises » par le regroupement de « leurs activités de production de satellites et les services associés ». Nom de code de l’opération : Bromo, en référence à un volcan de l’île de Java, en Indonésie. Échéance : 2027… « sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires et de la réalisation des conditions préalables à la clôture de l’opération ». À partir de ce moment, la nouvelle entreprise regroupera les activités Space Systems & Space Digital Businesses, issues d’Airbus Defence and Space, la division spatiale de Leonardo (incluant surtout ses participations dans Telespazio et Thales Alenia Space), et les participations de Thales dans Thales Alenia Space (TAS), Telespazio et Thales Seso (Société européenne des systèmes optiques, fabricant de miroirs notamment pour satellites basé à Aix-en-Provence). Soit un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 6,5 Md€ et le regroupement d’environ 25 000 personnes à travers l’Europe. Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35 %, 32,5 % et 32,5 % du capital de l’entreprise qui fonctionnera « sous le contrôle conjoint des trois groupes, avec une gouvernance équilibrée entre ses actionnaires ».
Pour le PDG de Thales Patrice Caine, qui présentait les résultats 2025 du groupe le 3 mars à la presse, il s’agit d’une annonce « très notable », comme il en existe peut-être « une par décennie dans le milieu ». Avant de préciser : « Nous avons commencé les processus de consultation sociaux dans les différents pays concernés, et les choses se passent de manière tout à fait constructive ; nous avons bien sûr un certain nombre de discussions avec les autorités en charge du contrôle des concentrations, l’Union européenne et d’autres pays clés pour obtenir les autorisations ad’hoc ; et puis un certain nombre de travaux très techniques pour détourer les activités, pour pouvoir les rassembler, les fusionner. »