Starship, l’instable atout du retour américain sur la Lune
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La plus haute fusée du monde, le Starship, devrait s'élancer pour la première fois le 20 avril.
@SpaceX
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La plus haute fusée du monde, le Starship, devrait s'élancer pour la première fois le 20 avril.
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Des explosions, des reports, parfois des annulations. Vingt ans que l’épopée de la compagnie SpaceX se ponctue de revers, dont elle faisait de nouveau les frais le 17 avril avec l’ajournement du premier vol du Starship. Environ 16 minutes avant la mise à feu, alors que de nombreux badauds et médias se massent à proximité du pas de tir de Boca Chica (Texas), le couperet tombe : dû à une « valve gelée », la plus grande fusée du monde ne décollera pas. SpaceX convertit alors le lancement en « wet dress rehearsal », procédure visant à remplir pleinement les réservoirs du booster SuperHeavy et du second étage de la fusée, tandis que le compte à rebours continue de s’égrainer. Quelques heures plus tard, le milliardaire Elon Musk déclare sur son compte Twitter qu’une nouvelle tentative sera mise en place le jeudi 20 avril. De quoi susciter l’impatience de tous les observateurs. Le succès ou l’échec de la nouvelle itération de SpaceX pourrait bel et bien influencer le calendrier serré du retour des États-Unis sur la Lune. Finalement, cela sera un échec, Starship explosant en plein vol lors de son lancement le 20 avril 2023.
La réussite du projet Starship est l’un des marqueurs de la pérennité du programme Artemis, initié par la Nasa en 2018, sous l’impulsion de l’administration Trump. Alors que la National Aeronautics and Space Administration débute son processus de communication portant sur la mission Artemis II, prévue pour novembre 2024, l’horizon 2025 pour le retour d’un équipage américain sur la Lune est toujours maintenu. Dans la foulée, une pléthore de projets anime les couloirs de l’administration spatiale. Le premier module de la Gateway, la station spatiale occidentale orbitant autour de la Lune et potentiel hub des voyages vers Mars, devrait être lancé en 2024. Les ébauches de colonies lunaires vont bon train et la conquête de Mars n’a jamais semblé aussi proche.