Souveraineté européenne et réarmement national : une volonté politique à assumer en Allemagne
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Rheinmetall s’impose comme un industriel incontournable du secteur.
Rheinmetall
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C’est un appel pour la souveraineté européenne en matière de défense… qui sert aussi les ambitions allemandes en la matière. Publiée début mai par un groupe de réflexion composé d’économistes et de dirigeants allemands, dont l’ex-patron d’Airbus Tom Enders, la feuille de route « Sparta 2.0 » statue que « l’autonomie européenne en matière de défense est crédible d’un point de vue technologique, financièrement viable et politiquement envisageable ». Le texte affirme que cet objectif « dépend d’un leadership et d’une priorisation politique, d’une coordination industrielle et de la volonté de dépasser une inefficace et coûteuse fragmentation européenne ».
Selon le collectif, cette souveraineté en matière de défense pourrait être atteinte en dix ans, pour un coût total estimé à 500 Md€. Une première étape, à l’horizon 2030, nécessiterait des investissements de l’ordre de 150 à 200 Md€.
Partant du constat établi que l’Europe dépend encore trop fortement des États-Unis en matière de défense (matériels, logiciels…) et « qu’aucune mission de combat européenne n’est concevable sans une autorisation, un logiciel ou des systèmes de l’allié transatlantique », les quatre auteurs et l’autrice plaident pour un renforcement de la coopération à l’échelle européenne. Tout comme ils défendent le rôle prépondérant que pourrait jouer l’Allemagne en la matière.
« Disposant du plus important budget de défense, l’Allemagne doit assumer une responsabilité particulière », énonce la note, qui précise que « le chemin vers une autonomie européenne en matière de défense passe nécessairement par le déploiement des ressources financières et industrielles allemandes ».