Artemis 2 : sur le départ
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Nasa
À l’heure où nous écrivions ces lignes, les préparatifs de la mission Artemis 2 suivaient leur cours, sous une météo clémente, avec en ligne de mire un lancement vers la Lune le 1er avril à 18 h 24, heure du Centre spatial Kennedy en Floride (22 h 24 UTC, 0 h 24 le lendemain à Paris). L'équipage (les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, et le Canadien Jeremy Hansen) est entré en quarantaine le 18 mars au Centre spatial Johnson (JSC) de la Nasa à Houston, au Texas. Par deux fois des quarantaines avaient débuté, les 23 janvier et 20 février, en vue des fenêtres de tir s'ouvrant le 6 février et le 6 mars derniers. Mais des fuites d’hydrogène liquide sur l’étage principal, puis un problème de débit du flux d'hélium sur l'étage supérieur du Space Launch System (SLS) avaient entraîné les reports successifs de la date de lancement, avec un retour du lanceur vers son bâtiment d’assemblage final le 25 février. Les réparations effectuées, le mastodonte de 98 m de haut et de 2 600 t au décollage a finalement été réacheminé à petit pas vers son pas de tir LC-39B le 19 mars, la Nasa ayant décidé qu’il n’y aurait pas de seconde répétition générale du compte à rebours final avec remplissage des réservoirs (dite WDR – Wet Dress Rehearsal) avant le grand départ.
Le 27 mars, l’équipage d’Artemis 2 a quitté Houston pour rejoindre le KSC. Le voyage s’est effectué à bord de trois Northrop Grumman T-38N Talon de la Nasa, ces avions supersoniques biplaces utilisés depuis 1964 pour l’entraînement des astronautes, surnommés les « fusées blanches » (white rockets). Christina Koch, seule membre de l’équipage à ne pas être pilote, est arrivée dans le premier appareil avec Victor Glover (en place avant), suivis par Jeremy Hansen et Reid Wiseman, chacun accompagné par les astronautes de réserve Andre Douglas et Jenny Gibbons. À leur atterrissage à 14 h 10 (heure locale), ils ont notamment été accueillis par Jared Isaacman, l’administrateur de la Nasa. Au cours de la petite cérémonie d’accueil sur la piste du KSC, ils ont dévoilé l’indicateur de pesanteur qu’ils ont choisi d’emporter avec eux à bord du vaisseau Orion : une peluche baptisée Rise (le lever), qui représente la Lune souriante coiffée d'une casquette à l'effigie de la Terre. Elle a été choisie parmi 2 600 propositions reçues par la Nasa à l’issue d’un concours lancé en 2025 à travers plus de 50 pays.