C’est peu dire que cette édition 2026 du salon aéronautique ILA de Berlin s’est déroulée dans un contexte particulier. Deux jours avant l’ouverture, on apprenait par la voix du gouvernement allemand la fin du projet de développement d’un avion de combat conjoint avec la France, en raison des positions industrielles irréconciliables d’Airbus Defence & Space et Dassault Aviation. C’était d’ailleurs le principal sujet de discussion sur le tarmac, dans les halls d’exposition ou les chalets.
Ce que l’Allemagne compte de hauts responsables politiques était d’ailleurs sur place dès l’ouverture mercredi dernier, de la ministre de l’Économie et de l’Énergie Katherina Reiche au secrétaire d’État du ministère de la Défense Jens Plötner. Quant au ministre de la Défense Boris Pistorius, il a effectué sa visite deux jours plus tard. Tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz déambulait dans les allées, prenant le temps de passer par le C-130J de l’escadron de transport germano-français basé à Évreux, du côté de MTU Aero Engines, l’humeur était optimiste, mais prudente. « Nous sommes en ordre de marche pour affronter les turbulences à venir », affirme-t-on du côté du motoriste, qui est revenu au cours d’une conférence sur les événements des derniers jours. « Le besoin pour un avion de sixième génération reste d’une importance capitale. Nous poursuivons le travail, rien de ce que nous avons fait jusqu’ici n’est perdu, cependant, l’industrie a besoin de décisions claires concernant le futur cadre et pour poursuivre les travaux de développement de technologies. »