Vers la révolution du drone de combat
Rédaction Air & Cosmos
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© A. Pecchi - Dassault Aviation
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Les nombres donnent le tournis : une augmentation de cible de 440 % pour les munitions téléopérées (MTO) à l’horizon 2035, de 170 % pour la frappe dans la profondeur… L’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM), actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale, établit clairement ses priorités en matière d’équipements, au prix de quelques renoncements (voir Air & Cosmos n°2965). Deux segments font ainsi consensus, celui des drones et celui des munitions : le texte présenté début avril par Catherine Vautrin, ministre des Armées, alloue une rallonge de plus de 2 Md€ aux drones d’ici 2030 (soit 8,4 Md€ sur la période 2024-2030) et de 8,5 Md€ pour les munitions entre 2026 et 2030 (soit 26,3 Md€ sur la période 2024-2030).
Les retours d’expérience des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont clairement mis en avant l’apport essentiel des drones de toutes tailles. Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées (Cema), l’a affirmé en audition parlementaire début avril : « Nous prenons le virage des drones, c’est un impératif dans toutes les dimensions. (…) Nous devons droniser les armées (…). C’est une nécessité, parce que les drones apportent la permanence que l’on n’a pas autrement. Ils apportent aussi l’usure et la pression permanente ».
Des escadrons de drones
Au-delà des drones tactiques et des munitions téléopérées, c'est la question des drones de combat collaboratif (CCA – Collaborative combat aircraft) qui émerge. Le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace (Cemaae) a rappelé en audition parlementaire, il y a quelques jours, l’importance de la supériorité aérienne – et donc de la suppression des défenses aériennes ennemies (Sead). « Pour ça, j’ai besoin d’un CCA. Je ne veux pas d’un CCA qui coûte le prix d’un avion de chasse, j’ai besoin d’un CCA qui va pouvoir fragiliser ces défenses aériennes ennemies », explique-t-il,
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