Orion 26 : les innovations aéroterrestres dans l’œil présidentiel
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Orion 26 : les innovations aéroterrestres dans l’oeil présidentiel
Jean-Marc Tanguy
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Orion 26 : les innovations aéroterrestres dans l’oeil présidentiel
Jean-Marc Tanguy
Quelque part en Champagne, un PC semi-enterré, sous des dalles de béton. Le décor est minimaliste, et se veut très opérationnel, presque cinématographique, avec une lumière rouge. Même le nom, Dédale, évoque un labyrinthe de couloirs - c’est en fait, plutôt une série de salles au mobilier frugal, pour ne pas dire spartiate.
Sans courant électrique, presque rien ne pourrait fonctionner. Mais à lui seul, Dédale incarne une forme d'évolution majeure de l'armée de Terre, presque une révolution. Car « en douze heures, on peut l'avoir démonté et réinstallé ailleurs », glisse, avec un sourire, le chef d'état-major de la 1ère division. D'ailleurs, « ce PC en est à son cinquième site (après Besançon, Dijon Jartigues, Troyes et Suippes), depuis le début d'Orion 26.4 », révèle de son côté le général de brigade Didier Leurs, général adjoint de la 1ère division. Jusqu'à 12 000 militaires sont « déployés sur le terrain, dont 1000 alliés » révèle-t-il également, et un tel volume nécessite un PC au carat, gavé à l'IA. Deux opérateurs, un Français et un allié, sont d'ailleurs en train de l'alimenter en données. Et une application, Sitaware HQ, cherche à accélérer le tempo. Car l'époque a changé. En contre-insurrection, un PC traitait en moyenne une cinquantaine de cibles par jour, « en haute intensité, c'est 1000 », rappelle le général Philippe de Montenon, commandant les forces terrestres (COMFT), et nommé comme un possible chef d'état-major de l'armée de Terre