L'actualisation de la LPM suspendue à la détermination parlementaire
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Jean-Marc Tanguy
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Jean-Marc Tanguy
Beaucoup l'ont déjà oublié, mais sans deux sénateurs, Jacques Gautier (Les Républicains) et Daniel Reiner (Groupe socialiste et républicain), l'armée de l'Air et de l'Espace aurait acquis des Heron-TP. Des drones israéliens non armés et soumis au bon vouloir de Tel Aviv. Grâce à la détermination des parlementaires, elle a obtenu des drones Reaper, interopérables avec les Etats-Unis et fort efficaces, y compris pour abattre d'autres drones.
Dans le cadre de l'actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM), présentée le 8 avril par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, la même détermination parlementaire sera attendue. Par amendements, les élus vont pouvoir travailler à la marge le contenu du texte, ajouter ou permuter des capacités. Car les besoins restent immenses : l'actualisation priorise (enfin) les commandes de munitions, ajoute de nouveaux programmes (missile air-air Comète, missile balistique de portée intermédiaire), mais ne règle pas le manque d'avions de combat. Ce sera l'objet de la prochaine étape : un livre blanc et sans doute une nouvelle actualisation, voire une toute nouvelle LPM, avec l'élection d'un nouveau chef des armées en 2027.