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Le retour de Thomas Pesquet

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 23 avril 2021 à 11:14

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N2973 ● 05 juin 2026

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A bord du Crew Dragon « Endeavour » (également occupé par deux Américains et un Japonais), l’astronaute français s’est envolé ce 23 avril vers l’ISS, pour la deuxième fois. Sa mission devrait durer jusqu’au 31 octobre.

Le beau temps est revenu

Reporté d’une journée du fait de vents violents soufflant en altitude au-dessus des zones de récupération en cas d’avarie au lancement, le départ du vaisseau Crew Dragon « Endeavour » à destination de la Station spatiale internationale est finalement intervenu le 23 avril à 9h49 UTC depuis le mythique pas de tir 39A du centre spatial Kennedy, en Floride. L’équipage (vacciné contre la Covid-19) était arrivé le 16 avril de Houston, au Texas, où il était déjà en quarantaine stricte depuis quatre jours. Un essai statique des moteurs du premier étage du lanceur Falcon 9 avait été mené le lendemain, suivi le surlendemain par une répétition générale du compte à rebours final (sans le remplissage des ergols). Cette dernière s’est déroulée en présence des quatre astronautes, équipés de leur scaphandre et installés aux commandes de la capsule.

« Le lanceur est prêt, le vaisseau est prêt, l’équipage est en grande forme et le moral haut, confirmait Thomas Pesquet lors d’une ultime visioconférence avec la presse, le 19 avril. Et tout nous a paru familier pendant cette dernière répétition ». Cependant, l’astronaute de 43 ans reconnaissait, non pas une certaine appréhension, mais beaucoup moins d’insouciance qu’à l’approche de son premier vol : « Je pense que le deuxième séjour est plus difficile que le premier. Physiquement peut-être pas, parce que j’ai l’impression d’être dans la meilleure forme de ma vie en ce moment, même si j’ai évidemment quelques années de plus que la dernière fois [...]. Par contre, mentalement, ce devrait être plus difficile. Parce que l’on sait maintenant à quoi on s’expose, alors que la première fois on part à l’aventure, sans savoir exactement ce qui va être difficile ni quand, même si on nous l’a dit […]. Et là, on se prépare à quitter la Terre et nos proches durant six mois, après un entraînement qui n’a pas été rendu facile par la pandémie, et qui nous a malheureusement déjà beaucoup isolé durant presque un an […]. Mais évidemment, quand on va dans l’espace, on ne peut pas se plaindre ».

Pierre-François Mouriaux

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