La France dévoile sa stratégie Très Haute Altitude
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Premiers tirs par avions de chasse sur des ballons en très haute altitude
Ministère des Armées
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Premiers tirs par avions de chasse sur des ballons en très haute altitude
Ministère des Armées
Depuis plusieurs années, des menaces d’un type nouveau sont apparues. On se rappelle de l’affaire du ballon chinois qui, en février 2023, avait été détecté au-dessus des Etats-Unis. Les missiles balistiques équipés de corps de rentrée manœuvrants (MaRV), les missiles hypersoniques ou les planeurs hypersoniques sont autant de menaces qui se sont amplifiées après la fin de la guerre froide, notamment du fait de la multiplicité des acteurs qui les maîtrisent. En effet, aux Etats-Unis et à la Russie se sont ajoutés l’Inde, le Pakistan, l’Iran, les deux Corées et, bien sûr, la Chine. Ces menaces ont toutes pour point commun qu’elles se situent physiquement au-dessus des espaces aériens contrôlés, où évoluent les avions, mais en-dessous de la ligne de Kármán qui définit le début de l’espace extra-atmosphérique où évoluent les satellites.
Le 55e Salon du Bourget a été l’occasion pour Sébastien Lecornu, Ministre des Armées, de dévoiler la stratégie française pour ce concept qui a été baptisé la « Très Haute Altitude », ou THA, et qui regroupe l’ensemble de ces menaces comprises entre 20 et 100 km d’altitude. La stratégie se décline en trois axes : détecter, intercepter, opérer.
Le Ministère des Armées présentait au Bourget les radars de défense aérienne GM200 MM/A et GM400 comme des exemples de moyens existants et potentiellement utilisables pour la THA. Des modifications, notamment au niveau du traitement du signal reçu, permettront en effet de détecter les menaces de type ballons permanents à haute altitude (HAPS).