Scaf, Airbus, Eurodrone, « super Rafale »… les quatre vérités d’Eric Trappier
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La maquette du NGF dévoilée en grande pompe au salon du Bourget en 2019 avait fait sensation.
Dassault Aviation - S. Randé
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La maquette du NGF dévoilée en grande pompe au salon du Bourget en 2019 avait fait sensation.
Dassault Aviation - S. Randé
Il n’a pas mâché ses mots. Quelques semaines à peine après l’annonce de la suspension des travaux concernant l’avion de combat franco-germano-espagnol du programme Scaf (voir A&C n°2974), le patron de Dassault Aviation était auditionné au Sénat. Une séquence lors de laquelle il n’a pas manqué de déplorer les positions « irréconciliables » liées à la gouvernance du pilier NGF (next generation fighter), sans toutefois totalement fermer la porte à de futures coopérations. « La page est à réécrire, nous sommes motivés et capables de coopérer, mais avec des règles du jeu acceptées dès le départ, a-t-il martelé. Nous pouvons le faire seul, nous pouvons aussi trouver des coopérants. » Il plaide, une nouvelle fois, pour un modèle de collaboration basé sur le programme de démonstrateur de drone de combat Neuron, dans la désormais fameuse logique de « best athlete », mais avec leadership (français) assumé. « Nous sommes tout à fait prêts à ça, si nous arrivons à trouver des pays et des industriels. » Côté partenaires, si l’évidence porterait à penser à un rapprochement avec l’avionneur suédois Saab (au moment où les relations entre la France et la Suède se renforcent, voir A&C bimestriel n°1), rien n’est moins sûr, expliquent divers interlocuteurs à Air&Cosmos. Les autres pistes potentielles pourraient même être extra-européennes, si l’on en croit Éric Trappier, qui s’est cependant refusé à dévoiler une quelconque information à ce sujet.