Fiscalité aérienne : le gouvernement fait un geste timide sur la TSBA
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Parmi les lignes pour lesquelles la TSBA a baissé, se trouvent les liaisons en OSP d'Air Corsica.
Air Corsica
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Parmi les lignes pour lesquelles la TSBA a baissé, se trouvent les liaisons en OSP d'Air Corsica.
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Donner des gages au secteur aérien français. C’est bien ce qui semble être la justification de la baisse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) qui vient d’être annoncée par Philippe Tabarot, ministre des transports, qui est entrée en vigueur le 1er juin 2026.
Néanmoins, cette baisse n'est pas générale, puisqu’elle concerne seulement 26 liaisons françaises ou européennes proches opérées dans le cadre d’une délégation de service public (DSP). Il s’agit donc des lignes opérées au départ de Paris-CDG vers Aurillac, Brive, Le Puy, Castres, Rodez, Limoges, et Tarbes, les lignes au départ de Lyon vers Limoges, La Rochelle et Poitiers, les lignes au départ de Strasbourg vers Madrid, Munich et Copenhague, l’ensemble des lignes corses, soit Ajaccio, Calvi, Bastia et Figari au départ de Paris-Orly, Marseille et Nice, ainsi que la liaison Brest-Ouessant. La réduction y ramène le montant de la taxe par billet en classe économique de 7,40 € à 2,63 €, soit une baisse de 65 % par rapport au tarif actuel en vigueur. Elle revient ainsi à son niveau d'avant la Loi de finances (LFI) 2025.
« En rendant ces liaisons plus accessibles financièrement, cette mesure traduit la volonté du gouvernement de soutenir la connectivité des territoires les moins bien desservis et d’alléger le coût du transport aérien depuis et vers ces destinations », précise Philippe Tabarot, dans le communiqué annonçant la réduction. Nous restons pleinement mobilisés pour que les territoires d’Outre-Mer puissent eux aussi bénéficier d’un taux réduit de TSBA, compte tenu du caractère indispensable du transport aérien pour ces territoires. La Commission européenne a indiqué que le dispositif prévu dans la LFI 2025 pour les liaisons ultramarines ne pouvait pas être retenu juridiquement en l’état. Nous poursuivons donc activement le travail engagé afin de trouver une solution juridique solide et adaptée pour nos Outre-Mer ».