Passage de témoin à Orly : Transavia prête à prendre le relais d’Air France
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C’est l’aboutissement de la transformation de l’exploitation du marché des liaisons domestiques d’Air France. A partir du 29 mars prochain, Transavia, la filiale du groupe Air France-KLM reprendra les trois dernières liaisons historiques restantes de la « Navette » au départ de Paris-Orly, vers Nice, Toulouse et Marseille. Ce faisant, la compagnie verte continue sa montée en charge et poursuit son développement face à un concurrence très intenses des transporteurs étrangers, comme Easyjet, Ryanair ou Volotea. Les nouveaux vols exploités par Transavia seront complétés par l’offre d’Air France au départ de Paris-CDG, avec douze fréquences quotidiennes vers Nice et Toulouse et dix fréquences quotidiennes vers Marseille.
« Conformément à la stratégie du groupe, Air France se ressert sur l’exploitation du hub de Paris-CDG et de notre côté, nous récupérions la totalité des slots qui étaient encore contrôlés par Air France. En accord avec la réglementation européenne qui autorise le transfert de créneaux horaires dans un même groupe. Nous allons ainsi avoir sur notre base principale d’Orly une position la plus dominante possible, avec une forte croissance annoncée. Ainsi, à partir du 29 mars, nous allons représenter 50% du trafic de Paris-Orly. Sur un aéroport qui accueille annuellement un peu plus de 30 millions de passagers, c’est une position conséquente », explique Olivier Mazzucchelli, PDG de Transavia.
Cette bascule, avec la reprise de lignes densifiées sur le réseau domestique va s’accompagner d’une poursuite de la montée en charge de la flotte. « Nous avons actuellement 91 avions, dont 23 Airbus A320neo. Nous avons introduit le 1er Airbus A320neo en janvier 2024 et nous avons déjà dépassé la vingtaine d’appareils dans notre flotte. Cet été, nous monterons à 96 avions et 27 Airbus A320neo. Pour information, nous allons chercher les quatre prochains Airbus A320neo sur la FAL d’Airbus en Chine, puisque celles d’Hambourg et Toulouse ne seront pas capables de produire dans les délais. C’était le seul moyen pour avoir le nombre d’avions dont nous avons besoin pour cette bascule, et pour répondre à la demande estivale qui est notre pic d’activité », poursuit Olivier Mazzucchelli.