Les compagnies européennes appellent à nouveau à réduire le poids de la fiscalité dans le transport aérien
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Jean-Baptiste HEGUY
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Jean-Baptiste HEGUY
"Le secteur aérien européen se trouve à un tournant décisif. Les dirigeants européens doivent désormais choisir entre développer la connectivité et garantir la compétitivité des compagnies aériennes, ou augmenter les tarifs et réduire le nombre de liaisons. Les fermetures massives de l'espace aérien au Moyen-Orient nous rappellent notre capacité de résilience et l'importance cruciale des compagnies aériennes et des plateformes aéroportuaires de l'UE pour la connectivité avec le reste du monde". C'est avec un ton grave que Ourania Georgoutsakou, directrice générale, a introduit la conférence de presse ouvrant le "Aviation Summit" de l'association Airlines4Europe (A4E) qui se tenait aujourd'hui à Bruxelles.
Les principaux patrons des compagnies aériennes membres de A4E (Carsten Spohr pour le groupe Lufhansa, Luis Gallego pour IAG, Kenton Jarvis pour Easyjet, Benjamin Smith pour Air France-KLM et Michael O'Leary pour Ryanair) se sont ensuite relayés pour détailler tous les points de désaccords qu'ils avaient avec la manière dont l'Union européenne traite le secteur aérien, en matière de fiscalité. "Les coûts réglementaires pour les compagnies aériennes européennes (A4E) ont triplé depuis 2014, atteignant 15,5 milliards d’euros par an, et devraient atteindre 27,6 milliards d’euros par an en 2030. Les passagers et les compagnies aériennes européennes ne peuvent être contraints de supporter seuls le coût croissant du développement durable, l’insuffisance de la capacité de l’espace aérien, les retards et les investissements dans les infrastructures – d’autant plus que les pays voisins de l’Europe ne sont pas soumis aux mêmes coûts et réglementations. À terme, cela rendra le transport aérien moins accessible à de nombreux Européens et profitera aux compagnies aériennes non européennes. L’Europe deviendra également moins attractive comme destination, ce qui se traduira par une réduction du nombre de liaisons et une connectivité moindre", précisent les compagnies.