Profils de reconversion insolites : « Il faut avoir de la volonté, et si on a cette volonté, rien n’est inatteignable »
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Les reconversions professionnelles dans l’aéronautique sont un des multiples services de formation que propose en France l’Association pour la Formation aux métiers de l’Aérien (AFMAÉ).
Romain Marie, 37 ans, est un exemple très parlant de ce que propose l’AFMAÉ dans ce domaine. Il a d’abord exercé pendant vingt ans en tant que plombier avant de faire un choix radical : démissionner pour se reconvertir dans l’aéronautique, un secteur en forte croissance et en recherche active de profils techniques. Il a intégré le 15 janvier dernier une formation CQPM (Certificat de Qualification paritaire de la Métallurgie) de mécanicien montage/démontage moteur à l’AFMAÉ, sur le site de Toussus-le-Noble. La formation, courte et intensive, se termine le 3 avril. Ce savoir acquis sera complété chez Safran, avec des travaux concrets sur moteurs d’entraînement. À l’issue de ce cycle tant théorique que pratique, il devra effectuer une soutenance de 30 minutes devant un jury.
« J’ai un ami qui travaille actuellement chez Safran et qui a suivi ce processus de reconversion il y a environ deux ans. Il n’avait à l’origine lui aussi rien à voir avec le secteur aéronautique puisqu’il vendait des champignons ! Maintenant, il est très heureux et on en a beaucoup parlé ensemble », explique Romain Marie. « Quand je suis arrivé, je me suis dit que je m’étais peut-être lancé dans quelque chose sans doute hors de portée. Mais en fait, non, pas du tout. Il faut avoir l’envie de réussir, mais également la volonté et si on a cette volonté, rien n’est inatteignable », revendique-t-il. Ce dernier insiste sur le fait que tous les candidats peuvent avoir leur chance. « Même pour quelqu’un qui n’était pas manuel auparavant, tout est possible. Nous avons des reconversions ici qui sont assez étonnantes. Nous avons eu des anciens comptables, des boulangers. J’ai une camarade qui fait le même parcours que moi et elle a été tatoueuse pendant quinze ans ! Et dans la maintenance, elle s’en sort déjà plutôt pas mal ! », sourit-il.