Mercredi 24 juin, s'est tenue à Paris la première réunion de la « commission conjointe franco-saoudienne ». Le moins que l'on puisse dire est que ce fût un réel succès. De nombreux contrats ont été signés pour un montant d'environ 12 milliards de dollars.
A l'issue de cette rencontre, Laurent Fabius – ministre français des Affaires Etrangères – et Mohammed Ben Salman – ministre de la Défense de Riyad – ont annoncé l'acquisition par l'Arabie Saoudite de 23 H145, hélicoptères d'Airbus. Ce premier contrat est de 500 millions d'euros. Il s'ajoute à un premier conclu à l'occasion du 51ème salon du Bourget (du 15 au 21 juin) qui comprend, quant à lui, 50 avions commerciaux d'Airbus. Ainsi Riyad a commandé 30 A320 et 20 A330 pour 8 milliards d'euros.
Parallèlement Laurent Fabius a déclaré que l'Arabie Saoudite devait acheter pour sa marine des patrouilleurs rapides ; ce qui « représente à la fois beaucoup de créations d'emplois et plusieurs centaines de millions d'euros », a-t-il ajouté. Du côté saoudien, il a été précisé que les négociations, concernant le prix, étaient toujours en cours.
Enfin, une étude sera lancée concernant la construction de deux réacteurs pressurisés européens (RPE) et sa faisabilité. Le ministre des Affaires Etrangères s'est avancé en disant qu'il était fort probable que cela se réalise, ce qui ferait passer le montant des contrats entre les deux partenaires à 20 milliards de dollars. « Nous allons également signer un accord sur la formation à la sûreté nucléaire et un autre sur le traitement des déchets nucléaire », a-t-il déclaré ensuite.
Au total on parle d'une vingtaine de contrats. « Nous sommes aujourd'hui en train de poser des jalons stratégiques, mais nous n'allons pas nous arrêter là. Le mandat qui a été fixé par le roi et par le Président de la République c'est d'aller plus loin, et notre prochain rendez-vous est fixé au 12 octobre et 13 octobre à Riyad à l'occasion du 2nd forum d'affaires entre la France et l'Arabie Saoudite », a précisé Laurent Fabius. Cette déclaration laisse la France pleine d'optimisme et renforce encore les relations entre Paris et Riyad. Et ce malgré les critiques des ONG qui reprochent à la monarchie le non-respect des droits de l'Homme.