Pour l'OACI, "les impacts de l'actuelle épidémie de coronavirus seront plus importants que ceux relevés lors de la précédente épidémie du Sras en 2003". A cela deux principaux facteurs. L'un est le poids actuel de la Chine dans le trafic aérien mondial avec un trafic international de et vers la Chine qui a été multiplié par deux depuis 2003 tandis que le trafic intérieur chinois a été multiplié par cinq sur la même période. L'autre facteur est la plus forte réduction des capacités aériennes de et vers la Chine puisque 70 compagnies aériennes ont suspendu leurs vols internationaux tandis que 50 autres ont réduit leurs vols. De leur côté, les transporteurs chinois ont réduit leur nombre global de sièges de 40 %. Or, rappelle l'OACI, avant le déclenchement de l'épidémie de coronavirus, les compagnies aériennes concernées avaient initialement programmé une hausse de 9 % de leurs capacités de et vers la Chine au premier trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019. Entre le trafic supplémentaire attendu de cette augmentation du nombre de sièges, les réductions de capacité finalement décidées pour cause de coronavirus, pas moins de 16,4 à 19,6 millions de passagers manqueront finalement à l'appel. Et cette évaporation substantielle se traduira par une perte globale de chiffre d'affaires de 4 à 5 Md$. L'OACI précise que ce manque à gagner ne prend pas en compte les impacts sur l'activité des acteurs du fret aérien, des aéroports et des fournisseurs de navigation aérienne.