EES : Chronique d’une réforme européenne très mal embarquée
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EES Exemple kiosque
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L'Entry-exit system (EES) a beau avoir été repoussé plusieurs années pour limiter les perturbations, la mise en place de sa pleine capacité opérationnelle, le 10 avril dernier, n'est pas un long fleuve tranquille. Ainsi, ce système d'entrée-sortie, qui doit assurer un contrôle renforcé de l’identité des passagers aux frontières extérieures de l’Union européenne, génère déjà des files d’attente très importantes dans la plupart des aéroports européens.
« Dans certains pays, comme le Portugal et les Pays-Bas, il a été possible d’observer des files d’attente jusqu’à cinq heures, car ces pays avaient tenté d’appliquer à 100 % le nouveau système. Certains avions ont décollé à moitié vides parce que certains passagers n’avaient pas pu passer la frontière à temps », explique Laurent Timsit, délégué général de la Fédération nationale de l’aviation et ses métiers (Fnam).
Pour limiter les perturbations en cette période de pointe estivale, les États membres ont la possibilité de déroger au nouveau système, pour l’instant jusqu’au 6 septembre, en évitant la prise de données biométriques pour fluidifier le passage aux frontières. Comme le révèle La Tribune, la Commission européenne pourrait assouplir sa position et prolonger cette période dérogatoire face à la réalité de la situation et sous la pression de l’ensemble des organisations internationales et européennes de transport aérien (ACI Europe, Airlines For Europe, Iata). Pour l’instant, néanmoins, aucune décision officielle n’a encore été annoncée. Le secteur aurait même souhaité aller plus loin avec une suspension de la nouvelle réglementation EES, mais la Commission européenne ne veut pas entendre parler d’une telle éventualité pour le moment.