Coronavirus : le plan de soutien à Air France-KLM devrait prendre la forme de "prêts" (Couderc)
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Air France-KLM
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Le monde du transport aérien français était impatient de savoir ce qui allait sortir de l'audition de Anne-Marie Couderc (présidente non exécutive d'Air France-KLM), Ben Smith (directeur général d'Air France-KLM), Anne Rigail (directrice générale d'Air France) et Anne-Sophie Le Lay (secrétaire générale d'Air France-KLM) devant la Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, le 22 avril. On attendait notamment des précisions sur le plan de soutien dont la discussion est en cours avec les deux Etats actionnaires, la France et les Pays-Bas.
« Aujourd’hui nous sommes en discussions intenses avec l’Etat français et l’Etat néerlandais. Nous ne pouvons pas communiquer sur des chiffres précis compte tenu de la confidentialité liée à ces discussions. En l’absence de financement de manière rapide, nous aurions un besoin de liquidités attendu au troisième trimestre 2020. La situation est très sérieuse. Du côté français, nous allons avancer assez rapidement dans les jours qui viennent. Et côté néerlandais, cela devrait suivre dans les semaines qui viennent. Des prêts bancaires garantis par l’Etat ou des prêts directs des Etats au groupe sont des dispositifs complémentaires et totalement adaptés à la situation dans laquelle nous nous trouvons", explique Anne-Marie Couderc. « Il est difficile de donner avec précision des perspectives de trafic. Nous pensons comme certains experts qu’un retour à l’activité de 2019 se fera à partir de 2022. Le soutien des Etats est indispensable pour qu’Air France-KLM puisse passer la crise. Ces aides devront être remboursées et ce soutien engage notre responsabilité », ajoute Ben Smith