Qatar : les dessous de l'accord de Ciel ouvert avec l'Europe
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Les bénéficiaires d'un accord de ciel ouvert sont en premier lieu les passagers, parce qu'un accroissement de la concurrence s'accompagne toujours dans l'aérien d'une baisse des tarifs. Les associations de consommateurs et les professionnels du tourisme européen y sont donc favorables, comme ils le répètent depuis des années dans divers documents. A l'inverse, les compagnies aériennes concernées voient leurs marges baisser et craignent, souvent à juste titre, de subir une concurrence déloyale si des transporteurs subventionnés peuvent entrer sur leur marché. Mais certains acteurs du transport aérien poussent également à élargir les partenariats et disent que leurs intérêts n'ont pas été envisagés dans l'accord signé le 18 octobre entre l'Union européenne et le Qatar.
La première contrainte de l'accord consiste en une limitation du nombre de vols pouvant être opérés entre Doha et de nombreux aéroports, toutes compagnies confondues, avec cet hiver pas plus de 69 vols hebdomadaires pour la France (dont 27 depuis Paris et 14 depuis Nice ou Lyon), 24 depuis Bruxelles, 28 depuis les Pays-Bas, 21 depuis Francfort ou Munich, vols cargos inclus... Un fort accroissement des fréquences pour Qatar qui offre de nombreuses destinations au travers de son hub, alors que son marché de seulement 2 millions d'habitants ne présente que peu d'intérêt pour les compagnies européennes. Sur les 35 millions de personnes débarquant à l'aéroport de Doha chaque année, seuls 2 millions s'arrêtaient dans la ville...