Prolongement de la ligne 14 du métro parisien : l’inter-modalité en Ile de France fait un grand saut
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Le 24 juin dernier, c’est le PDG de la RATP lui-même, Jean Castex, qui a lancé la mise en service de la nouvelle ligne prolongée de la ligne 14 du métro, au nord par la desserte de la station Saint-Denis/Pleyel et surtout vers le sud, au-delà de la station Olympiades, avec l’adjonction de sept nouvelles stations desservant les communes de Gentilly, le Kremlin-Bicêtre, Villejuif, L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue, Thiais, Rungis, Paray-Vieille Poste et Orly.
Selon les projections d’Ile-de-France Mobilités, au-delà d’un accès extrêmement facilité à la plateforme aéroportuaire du sud-est parisien, cette prolongation permet de desservir un bassin de 500 000 emplois en moins d’une heure hors Paris. Les 14 kilomètres de nouvelles voies, mettent l’aéroport d’Orly à seulement 16 minutes de la station Olympiades dans le sud de Paris avec des métros tout automatisés cadencés toutes les 85 secondes en heure de pointe le matin. Par rapport au centre-ville de Paris, la liaison proposée par la nouvelle ligne 14 prévoit une jonction avec Orly en 27 minutes, contre 54 minutes auparavant. Le prolongement de la ligne 14 vers Orly, devrait aussi permettre de faire monter la capacité de la ligne de 250 000 à 300 000 passagers quotidiens. Le rallongement de la ligne 14 entre aussi totalement dans le projet Paris-Orly 2035 qui vise à accélérer la transition environnementale de la plateforme aéroportuaire pour atteindre un objectif de zéro émission nette au sol dès 2030. Le groupe ADP rappelait que, avant l’inauguration de la prolongation de la ligne 14, près de 70% des passagers et 90% des salariés venaient en véhicule individuel, faute de transports collectifs alternatifs. De la même manière, plus de 40% des émissions de CO2 de l’aéroport étaient avant le prolongement étaient liées aux accès routiers. Le groupe ADP, avec le rallongement de la ligne 14 n’hésite pas à parler d’un « tournant historique » qui devrait accélérer le désengorgement des accès en réduisant la place de la voiture en favorisant le report modal vers les transports collectifs. A terme, l’aéroport de Paris-Orly devrait devenir un pôle francilien majeur de solutions de mobilité, avec la création d’une gare créée pour l’arrivée de la ligne 14, qui est en capacité d’accueillir 95 000 passagers quotidiennement, à laquelle est adjointe une gare routière plus capacitive. L’étape suivante sera pour l’aéroport d’Orly sera l’arrivée de la ligne 18 du métro. Longue de 35 kilomètres, elle reliera dans un premier temps l’aéroport d’Orly à Versailles (Yvelines), via la gare TGV de Massy-Palaiseau, le plateau de Saclay, et Saint Quentin-en-Yvelines. Son parcours doit emprunter un long tunnel creusé entre Orly et Massy-Palaiseau, et le CEA de Saint-Aubin sur le plateau de Saclay. Après un passage au sol, un nouveau tunnel l’emmènera jusqu’à la gare de Versailles-Chantiers. Ultérieurement, elle serait prolongée d’une quinzaine de kilomètres de Versailles à Nanterre, en passant par Rueil-Malmaison (voir notre schéma d’aménagement global de transport public en Ile-de-France). Elle devrait être achevée pour son premier tronçon en 2030. La première section, de Massy-Palaiseau au plateau de Saclay, est prévue pour octobre 2026, puis pour 2027 entre la gare TGV de Massy-Palaiseau et l’aéroport d’Orly, et pour 2030 du plateau de Saclay à Versailles-Chantiers. L’une des vocations de la ligne 18 est notamment de desservir le pôle technologique et scientifique Paris-Saclay et l’université Paris-Saclay, en même temps que de lier l’aéroport d’Orly et la gare TGV de Massy-Palaiseau.