Aéroportuaire : le projet Paris Orly 2035 fait recette
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Entre le 26 février et le 26 mai 2024, le groupe ADP a organisé une grande concertation publique autour de son projet de réaménagement de l’organisation de Paris-Orly qui vise à mieux entrer dans le cadre de l’objectif de décarbonation de la plateforme. Avec un total de 10 335 avis recueillis, cette démarche qui n’était pas réglementairement obligatoire a rencontré un très grand succès.
Le projet d’aménagement de Paris-Orly, à l’horizon 2035, est le précurseur du nouveau modèle d’aménagement aéroportuaire porté par le Groupe ADP. Il s’inscrit dans la feuille de route 2025 Pioneers avec laquelle les aéroports deviennent des hubs de solutions de mobilité et d’énergies propres et sont projetés dans l’avenir grâce à une densification des infrastructures existantes. Le projet, pour Paris-Orly 2035, est d’être pionnier pour la plateforme et vecteur de solutions pour le territoire : moins de voitures pour venir à l’aéroport, plus de confort pour tous les passagers et les salariés, plus d’énergies bas carbone produites à l’aéroport, un développement immobilier et économique pour les territoires, mais pas plus de mouvements d’avion. À l’horizon 2035, le projet d’aménagement de Paris-Orly a été conçu selon des prévisions de croissance modérée du trafic. Le Groupe ADP projette une stabilisation du nombre de mouvements par rapport à 2018, de l’ordre de 230 000 mouvements par an, pour une augmentation maîtrisée du nombre de passagers accueillis, de l’ordre de +16 % en 2035 par rapport à 2023, grâce à des avions de dernière génération de plus grande taille et mieux remplis. Depuis 2021, la plateforme accélère sa transition, avec un objectif ambitieux : tendre vers le zéro émission nette au sol dès 2030. L’aéroport est, en effet, déjà résolument engagé dans la sobriété et la réduction de ses impacts, notamment à travers l’Alliance environnementale. Elle regroupe 44 partenaires de la communauté aéroportuaire, autour de 5 objectifs à horizon 2030 : 0 émission de CO 2 nette au sol, 30 % de surfaces dédiées à la biodiversité, -6db de bruit en bords de nuit (22h – 23h30) , -40 % sur les consommations d’électricité, de chaud et de froid dans les aérogares, 80 % de déchets non-dangereux valorisés. Dans un tissu urbain dense, avec une soixantaine de communes et plus de 500 000 habitants à proximité, la combinaison de l’activité de l’aéroport, d’autres acteurs économiques voisins et des zones résidentielles crée une pression forte sur les accès routiers. Près de 70 % des passagers et plus de 90 % des salariés prennent un véhicule individuel, faute d’une offre suffisante en transports collectifs. Plus de 40 % des émissions au sol de CO 2 de l’aéroport sont aujourd’hui liées aux accès routiers.