La crise iranienne révèle les vulnérabilités des armées françaises
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Dassault Aviation, A Pecchi
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Dassault Aviation, A Pecchi
Les Rafale du 1/7 Provence positionnés sur la base aérienne 104 et les chasseurs envoyés de métropole n'ont pas chômé depuis le 28 février. A ce jour, ce sont pas moins de 24 Rafale qui se trouvent sur le théâtre du Proche et Moyen-Orient, un maximum inédit pour l’armée de l’Air et de l’Espace, qui en possède une petite centaine. Les chasseurs poursuivent leur travail d'abattage face aux attaques iraniennes. Plusieurs dizaines de drones, qui seraient principalement des Shahed, ainsi que des missiles de croisière, ont été abattus par ces avions. Un score auquel contribuent probablement les Rafale du GB43 Levant, positionnés sur une autre base de la zone. Ils contribuent ainsi à la saignée des stocks de Téhéran, mais au prix de précieux missiles Mica.
Face à l'Association des journalistes de défense, le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace (Cemaae), reconnaissait en début de mois que le prix importait peu face à la valeur de ce qui est défendu (alliés, ressortissants, militaires français, matériel). Pourtant, cela met en évidence que le Mica (comme avant lui l'Aster 15/30 dans la Marine nationale) peut sembler démesuré face à des armements à très bas coûts comme les Shahed (près d'un million d'euros contre quelques milliers d'euros).