Guerre au Moyen-Orient : une activité aérienne soutenue, des interrogations sur la suite
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Jean-Marc Tanguy
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Jean-Marc Tanguy
Partie incognito ce lundi matin pour Abu Dhabi, à bord d'un Falcon 900 de l'ET60, la ministre des Armées Catherine Vautrin a dû aborder un certain nombre de sujets opérationnels avec les dirigeants émiratis, reconnaissants mais en demande de protections supplémentaires. Car ce sont les Émirats arabes unis qui bénéficient en premier lieu des moyens aériens déployés par la France, étant les seuls concernés par des accords de défense. Comme ceux-ci sont secrets, l'étendue de ce que la France s'est engagée à fournir n'est pas détaillé, mais devrait comprendre, à l’heure actuelle, des Rafale et des équipements de défense sol-air. Plusieurs dizaines de drones ont été interceptés grâce à ce dispositif multicouches.
Jusqu’à présent, la France n’a reconnu que le doublement du portage initial (de 6 à 12 Rafale) de l'escadron de chasse 1/7 Provence. Les chasseurs sont accompagnés de peu de missiles Mica pour intercepter les drones Shahed iraniens à distance des côtes émiraties - le Meteor étant jugé trop offensif, trop coûteux et inadapté. La France a pu ainsi neutraliser plusieurs dizaines de drones iraniens. Il faudra deux à trois ans pour remplacer les Mica tirés, même si MBDA peut pousser, un peu, la production en cours de Mica-NG.