Dans la tête des pilotes de l’armée de l’Air face aux drones et missiles iraniens
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Les avions sont déployés depuis trois bases au Moyen-Orient.
État-Major des armées
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Les avions sont déployés depuis trois bases au Moyen-Orient.
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« Combattre, s'il le faut, dès ce soir. » Le pronostic du général Pierre Gaudillière, en début d'année, s'est confirmé dès le 28 février. Si la France n'avait pas été avertie de l'entrée en guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, elle a été par contre mobilisée dès le jour même... pour défendre les ressortissants français et les États alliés dans la région, grâce à trois bases aériennes (Levant, Émirats arabes unis et Djibouti).
Les aviateurs présents sur ces trois emprises ont été immédiatement immergés dans cette nouvelle mission, qui n'était pas nouvelle pour la plupart d'entre eux. « J'avais déjà tiré du MICA IR à l'entraînement », évoque ce pilote du 1/5 Vendée déjà aguerri, au contraire d'un plus jeune, le lieutenant Enzo, 26 ans, qui témoigne à ses côtés. Et dont c'étaient les premières missions de guerre.
Le système de formation, assimilable au compagnonnage dans le civil, permet d'amener en opérations de très jeunes pilotes, pour autant qu'ils aient coché toutes les cases nécessaires. « J'ai été bien préparé, assure le lieutenant Enzo, je n'ai pas rencontré de grosses surprises. Je rentre en France avec une expérience intense, et un peu de fierté du travail accompli. » Lui non plus ne détaille pas ses vols.
Le 1/5 Vendée était acclimaté, puisque déployé « depuis janvier » sur la base aérienne projetée au Levant (BAPL), explique le commandant du 1/5, un vétéran du Rafale. Depuis ce site, les pilotes de Rafale voient passer les drones iraniens et les missiles de croisière qui visent Israël.
Les liaisons de données et les radios du Rafale permettent, à tout moment, d'autoriser ou d'interrompre un tir qui poserait problème. La base du tir, c'est la PID (positive identification), obtenue grâce à une primo-détection radar du RBE2 puis une identification visuelle par le pod Talios, voire les yeux du pilote. Ensuite, le Rafale et la fiabilité du MICA IR font le reste. En général, les avions ne volent qu'avec deux MICA IR, et autant de MICA EM - moins adaptés au Shahed, mais pertinents en cas de menace aérienne avérée - ou de missile de croisière. En revanche, le canon de 30 mm n'était pas encore adapté au tir air-air sur des Shahed, ce qui a été résolu le 27 avril.
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Pour ce pilote, la mission d'interception de ce vecteur doté d'une charge explosive n'est « pas plus stressante » que les autres types de missions même s'il reconnaît une forme d'« adrénaline » avec les « vies humaines et les biens qui peuvent être ciblés par les Shahed, au sol ».