Voilà 50 ans que l'Atlantic et son successeur l'Atlantique 2 (ATL2) survolent les océans et la terre, sous la cocarde de la Marine Nationale. Une cérémonie est organisée ce jour sur la base aéronavale de Lann Bihoué (Lorient) pour célébrer cet anniversaire.
L'avion de patrouille maritime BR 1150 Atlantic 1 développé par Breguet Aviation est entré en service à partir de 1965 au sein des flottilles 21F, 22F, 23F et 24F. L'appareil était le fruit d'une réflexion européenne. Le projet avait été sélectionné en 1959 par le comité d'armement de l'OTAN pour succéder au Lockheed P 2V-7 Neptune en tant qu'appareil de reconnaissance en haute mer et de lutte anti-sous-marine à long rayon d'action. La société européenne de construction du Breguet Atlantic (SECBAT) était chargée de la production de l'appareil qui a également été opéré par l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Pakistan.
Dans les années 1970, la France décide de moderniser son parc d'avions de patrouille maritime. La cellule et la motorisation (biturbopropulseur Rolls Royce Tyne) de l'Atlantic ayant donné entière satisfaction, la Marine Nationale décide d'étudier une nouvelle version de l'appareil. Ce développement donnera naissance au Dassault-Breguet ATL 2. Deux prototypes sont conçus à partir d'Atlantic de série. Le premier appareil effectue son vol inaugural en 1981.
Aujourd'hui 27 ATL 2 sont encore en service dans la Marine Nationale au sein des flottilles 21F et 23F. L'ATL 2 n'a cependant pas connu le même succès à l'export où il a fait face à la concurrence du P-3 Orion.
Un programme de rénovation de l'ATL 2 a été lancé en 2007. Mais surtout un programme de modernisation de 15 des appareils de la Marine Nationale a été inscrit dans la loi le programmation militaire 2014-2019. Cette rénovation concernera en particulier les capacités de lutte anti-sous-marine de l'ATL 2.
Les senseurs de l'ATL 2, son endurance ou encore l'organisation de son équipage le rendent tout aussi pertinent dans des missions de surveillance et d'intervention au dessus de la terre qu'au dessus de la mer. Mais l'ATL 2 reste un outil indispensable pour la lutte anti-sous-marine. Avec une recrudescence de l'activité sous-marine russe et la nécessité de protéger la sortie des Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins, la revalorisation des capacités anti-sous-marines de l'ATL 2 est un enjeu majeur pour la Marine Nationale.