Le dogfight n'est pas mort
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Le sujet enflamme le web. Le F-35 serait incapable de battre en combat tournoyant des appareils de quatrième génération tel que le F-16. Partisans et opposants du Joint Strike Fighter s'affrontent à coup d'arguments qui dans les deux cas ne sont pas dénués de sens. Certains soutiennent notamment que le F-35 a été conçu pour détecter et abattre ses adversaire bien avant d'arriver à portée visuelle. Le chasseur de cinquième génération n'est pas le seul à pouvoir prétendre à la supériorité longue distance. Avec son radar RBE2 AESA et le missile Meteor, le Rafale pourra aussi dés 2018 engager des cibles à près de 100 km. Le combat tournoyant, surnommé dogfight est-il mort pour autant ?
Pour se faire une idée sur la question, Air & Cosmos s'est rendu il y a quelques mois sur la base aérienne d'Orange. Celle-ci abrite l'une des dernières unités de l'armée de l'Air spécialisée dans la défense aérienne, l'escadron de chasse 2/5 "Ile de France" évoluant sur Mirage 2000C. C'est ici que sont transformés les futurs pilotes de Mirage 2000. Pour les pilotes de Mirage 2000C et 2000-5 (Avions conçus principalement pour la défense aérienne) l'accent est bien sûr mis sur le combat aérien.
A Orange, on insiste sur le fait qu'il faut être bon aussi bien dans le combat longue distance ou BVR (Beyond Visual Range) que dans le combat à vue ou BFM (Basic fighter maneuvers). Bien sûr les appareils modernes sont conçus pour les engagements longue distance mais une somme de circonstances peut entrainer des appareils ennemis dans un combat tournoyant où l'entrainement et l’expérience du pilote seront des facteurs clefs, tout comme les performances de l'aéronef.
Le BVR se décompose en trois phases. Trois phases au cours desquelles peuvent venir se glisser des grains de sable.