C’est une petite première sous cette forme : alors que le Super Etendard Modernisé (SEM) et le Transall ne sont pas encore retirés du service, deux projets viennent de naître pour les maintenir en vol au-delà de leurs butées respectives, 2016 et 2023. Des passionnés veulent en effet reprendre les avions et les maintenir en état de vol.
D’anciens marins du ciel évoquent déjà le maintien de trois à six SEM, dans des modalités qui restent encore à définir. Le SEM a soufflé ses 40 bougies l’année dernière, et va commencer des missions au-dessus de l’Irak (sans doute les dernières) mais l’âge de l’engin ne rebute pas ces passionnés, marqués par ces avions. Ce serait le premier chasseur moderne français préservé en France par des privés.
L’autre équipe, réunissant des anciens du COTAM (Commandement du transport aérien militaire), vise elle à préserver un Transall. Idéalement, certains rêvent déjà de maintenir un numéro mythique, comme le numéro 160. Immatriculé zoulou-zoulou, il fit les belles heures de l’escadron 3/61 Poitou, dans sa vie conventionnelle, puis au sein des opérations spéciales. Il y a quelques précédents dans ce domaine, avec le Ju-52 soutenu par Airbus, ou le Noratlas de Provence, mis en œuvre au sein d’une association. Un Transall mythique, le R18 qui avait participé au saut de Kolwezi (1978) est préservé, mais au sol, au musée de l’air et de l’Espace.