Hervé Morin : "l'abandon de l'A400M aurait été un échec européen majeur"
Rédaction Air & Cosmos
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A quelques jours de la cérémonie officielle de livraison du premier A400M à la France, Hervé Morin, ancien ministre de la Défense (2007-2010) et actuel président du Nouveau Centre, s'exprime sur le sauvetage du programme d'avion de transport européen et partage ses doutes sur le projet de Loi de programmation militaire 2014-2019.
En 2010, beaucoup pariaient sur l'abandon pur et simple du programme A400M. Qu'est-ce qui a changé la donne ?
Entre les réductions budgétaires des Etats membres et les défauts de naissance de l’A400M liés à une construction industrielle pour le moins acrobatique, les Britanniques et les Allemands étaient sur le point de se retirer du programme. J’ai pris mon bâton de pèlerin pour convaincre nos partenaires que ce serait un échec européen majeur si nous ne parvenions pas à sauver l’A400M. En février 2010, après de nombreuses réunions, nous avons conclu un accord à Palma de Majorque qui a remis sur les rails l’A400M. J’ai encore le souvenir de passer mon téléphone portable à mes homologues pour qu’ils puissent entendre de Louis Gallois les conditions acceptées par EADS pour poursuivre le programme. C’était loin d’être facile mais nous avons pu aboutir à l’accord du 8 mars 2010.
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