Drones Male : la DGA aux Etats-Unis
Rédaction Air & Cosmos
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Selon nos informations, le délégue général de l'armement Laurent Collet-Billon devrait se rendre dans les prochains jours aux Etats-Unis pour y rencontrer ses homologues américains. Objectif : mettre un peu de concret dans ce feuilleton des drones Male (moyenne altitude longue endurance) qui n'en finit pas de durer, et poser les bases d'une future acquisition de drones MQ-9 Reaper/Predator B.
Pour l'heure, il est impossible de savoir quel niveau d'engagement sera formalisé à Washington. La signature d'un contrat en bonne et due forme reste, à ce stade, peu probable. Mais la rencontre prévue ce samedi entre Angela Merkel et François Hollande pourrait permettre de valider un protocole d'accord franco-allemand qui officialiserait auprès de Washington le projet d'acquisition en commun d'une dizaine de drones Reaper. Des drones qu'il faudrait livrer à l'horizon 2014-2015, date à laquelle l'Allemagne et la France envisagent de remplacer leurs Heron 1/Harfang.
Les rencontres de haut niveau à venir devront également aborder l'épineux problème de la "francisation" du futur Reaper. Les détracteurs de la solution Reaper continuent d'affirmer que l'accès aux codes sources et aux équipements du drone sera insuffisant pour permettre de certifier son utilisation dans l'espace aérien civil -- un problème auquel les Britanniques se sont déjà heurtés.
La nouvelle dimension franco-allemande devra prendre en compte les impératifs nationaux des deux pays, en particulier en matière de sécurisation de la chaîne de communication. Ces travaux d'"européanisation" seront certainement conduits par Cassidian, branche défense d'EADS, mais peut-être aussi par Rheinmetall. Les deux industriels sont déjà réunis au sein de la société conjointe Rheinmetall Airborne Systems GmbH, qui met en oeuvre les Heron 1 allemands au profit de la Luftwaffe.
Rédaction Air & Cosmos