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Air & CosmosDéfense

EUROSATORY : le retour du canon anti-aérien

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Rédaction Air & Cosmos

Publié le 13 juin 2012 à 11:28

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

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EUROSATORY : le retour du canon anti-aérien

RapidFire : c'est le petit nom de baptême du nouveau canon antiaérien de 40 mm que présentait Thales sur son stand à l'occasion du salon Eurosatory. Issu d’un développement autofinancé et mené en collaboration avec Nexter, ce dernier fait l’objet de négociations poussées avec au moins un client de lancement, devant lequel une démonstration grandeur nature a été menée en mai 2011 ; un drone-cible Banshee avait alors été détruit en vol.

Une munition spécialement dédiée aux applications sol-air est en cours de développement chez Nexter ; en sortie de bouche du canon, celle-ci serait programmée grâce à une boucle magnétique avec un retard à l’explosion adapté à la distance de la cible. Au moment adéquat, une pluie d'environ 200 billes de tungstène serait alors relâchée afin d’assurer la destruction de l’objectif.
 
Doté d’un viseur optronique fonctionnant dans la bande infrarouge des 8-12 microns, d'une caméra jour et d'un laser de télémétrie, le canon pourrait engager des cibles à une portée maximale d’environ 4.000 m, et une altitude d’environ 2.500 m. Le système de visée est également doté d'un écartomètre vidéo numérique qui permet d'"accrocher" automatiquement les parties les plus vulnérables de l'objectif, comme les turbines d'un hélicoptère, par exemple.

La mise au point de son interface homme-système a notamment bénéficié des conseils des experts de l’escadron de défense sol-air d’Avord. « Le canon anti-aérien pourrait s’imposer là où l’emploi d’un missile devient déraisonnable, c’est à dire pour engager des petits drones, voire des ultralégers motorisés", précise-t-on chez les opérationnels.

Dans la version présentée, le canon est monté sur un porteur Unimog similaire à celui utilisé pour le canon d'artillerie de 155 mm Caesar. Le temps de mise en batterie est d'environ 1 min, mais le canon de 40 mm pourrait également être utilisé en roulant, pour la protection du véhicule contre des menaces terrestres.

Chez Thales, on se refuse à dévoiler l'identité du client de lancement potentiel du RapidFire. Tout au plus précise-t-on que cette solution est en compétition avec un système proposé par Rheinmetall.

Rédaction Air & Cosmos

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