Le plan de vol de l'Armée de l'air
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Des démonstrations dynamiques ont eu lieu l'après-midi, afin de présenter les moyens des armées en action.
Le Major Général de l'Armée de l'Air, le Général Taprest, a ouvert la journée du 4 décembre, destinée aux auditeurs de l'IHEDN et de l'Ecole de Guerre. Une journée consacrée à la présentation des moyens de l'armée de l'air. Avant de pouvoir découvrir l'exposition statique, où l'on retrouvait le Rafale, le Mirage 2000, l'A400M, l'A330 MRTT, le Caracal, le C160, les systèmes Crotale et SAMP, le Fennec, le PC-21 ou encore le Casa, le Général Taprest est revenu sur la stratégie « Plan de vol » de l'armée de l'air. Celle-ci vise à « maintenir une armée de l'air puissante, garantir la supériorité aérienne, conserver un temps d'avance et cultiver la force morale des aviateurs », rappelle-t-il.
Ainsi, l'ensemble des moyens de l'Armée de l'Air doivent être mis à profit de trois objectifs majeurs. Le premier est de faire de l'Armée de l'Air un « outil stratégique et politiques pour les missions à haute valeur ajoutée réalisées pour la nation », explique le Major Général. Que cela soit pour la dissuasion nucléaire, les missions de sûreté aérienne, la projection de puissance, la protection des forces ou les missions de renseignements, les armées françaises sont sollicitées dans de nombreux domaines. Et l'armée de l'air n'est pas en reste. « La dissuasion nucléaire aéroportée est pertinente dans le contexte stratégique actuel », a déclaré le Général Taprest, rappelant ainsi l'environnement de menaces auquel la France doit faire face. Et ce avant de mettre en avant l'importance également pour l'Armée de l'air de pouvoir mener des opérations extérieures et de conserver sa supériorité aérienne. « La projection de puissance est une autre mission à haute valeur ajoutée. Il s’agit de la capacité à frapper loin de la métropole. Elle offre aux autorités politiques la possibilité d’envoyer un signal fort, partout dans le monde, très rapidement et à moindre coût. Les qualités remarquables d’allonge, de réactivité ou de réversibilité de notre aviation de combat ont ainsi permis au Président de la République d’asseoir immédiatement la position de la France lors de crises internationales récentes ». Une référence faite ainsi aux opérations en Libye, au Sahel et au Levant.