Dupuy-de-Lôme : une mission à haut risque (mise à jour le 11/09/2020 à 18h50)
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Dupuy de Lome
Media DR
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Depuis la dernière campagne sur ce théâtre en 2015, les dispositifs sol/air et de guerre électronique russes à la frontière ukrainienne se sont particulièrement renforcés, avec notamment le déploiement des brouilleurs à très longue portée Murmansk BN, des systèmes anti-ISR Krasukha, du tout nouvel avion de brouillage offensif IL-22 PP, ou les IMSI catcher qui ciblent la population de la ville côtière de Mariupol avec des campagnes massives de SMS d'intimidation. La Crimée est également ultra-militarisée avec pas moins de 10 batteries anti-balistique S-400 et S-300, plus de 85 avions de combat, 6 sous-marins Kilo, plusieurs missiles Iskander, et au moins 10 navires susceptibles de tirer les missiles Kalibr d'une portée de 2800 km. Des charges nucléaires pourraient être également entreposées sur le site de "Feodosiya-13". Or, ce dispositif ne cesse de se déplacer mais aussi de se complexifier. Une mise à jour de la connaissance de l’ordre de bataille russe comme de ses modes opératoires était donc nécessaire. Mais surtout, c'est au cours des prochains jours que se déroulera un exercice majeur, Kavkaz 2020, qui impliquera 150 000 militaires issus de 17 pays (dont la Chine, l'Iran, la Turquie, et le Pakistan) et plus de 26 000 matériels. Un exercice qui mettra un terme au cycle initié par Zapad 2017 et qui placera la Russie au coeur de la sécurité eurasiatique.