Questionner l'autonomie stratégique française
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Mardi 29 septembre, VH Conseil organisait un symposium intitulé « Enjeux et perspectives de l'autonomie stratégique française ». Trois tables rondes se sont ainsi tenues, lesquelles sont venues aborder la question de l'autonomie, selon différents prismes d'analyse. Alors que la conférence a été ouverte le Général Mercier, ancien CEMAA, celui-ci a tenu à rappeler quelques éléments de contexte, permettant de disposer d'une vision globale des enjeux d'autonomie stratégique. L’émergence de nouvelles puissances militaires et la crispation des relations internationales doit pousser l'armée française à renforcer son autonomie d'action et de production, tout en continuant à conduire des opérations en coalition et en jouant le jeu du multilatéralisme. « Nul aujourd'hui n'a seul les clés du succès. Il faut aller au-delà du prisme national », a ainsi mis en avant le Général Mercier. Mais ce constat va de pair avec un second : il apparaît crucial de pouvoir conserver « la maitrise des capacités militaires, des capacités industrielles et des capacités d'approvisionnement ». Et ce d'autant plus que la France est une puissance nucléaire et doit pouvoir disposer d'une autonomie nationale dans la mise en œuvre de sa dissuasion. L'enjeu est ainsi de placer le curseur au bon endroit entre autonomie et coopération. « Dans le champ du renseignement nous ne pouvons pas avoir toutes les capacités. L'enjeu est alors de pouvoir disposer d'une capacité autonome d'appréciation de la situation », complète le Général Mercier.