L'opération Barkhane à nouveau pointée du doigt
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S'il était déjà prévu de dresser un bilan de l'opération Barkhane à travers une mission d'information, les récentes pertes humaines survenues au Sahel lors des fêtes de fin d'année ont provoqué une vive réaction en France. Ils sont cinq à avoir perdu la vie entre fin décembre et début janvier. Le 28 décembre, lors d'une mission d'escort, le brigadier-chef Tanerii Mauri et les chasseurs de première classe Dorian Issakhanian et Quentin Pauchet sont morts au combat lorsque leur véhicule blindé léger a rencontré un IED (engin explosif improvisé). Quelques jours plus tard, le 2 janvier, le brigadier Loïc Risser et la sergente Yvonne Huynh, appartenant tous deux au 2ème régiment de hussards de Haguenau, sont décédés. Là aussi, alors qu'ils étaient à bord de leur VBL, celui-ci « a explosé au contact d'un engin explosif improvisé », rapporte le Ministère des Armées. Cinq pertes humaines, intervenues dans un délai de temps court, venant questionner les moyens de la force Barkhane et les capacités de protection. Un bilan humain tragique qui amène à se questionner sur le résultat de cette opération, lancée en 2013 avec Serval.