Eurosatory 2022 : du mieux dans le MCO
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Jean-Marc Tanguy
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Jean-Marc Tanguy
Base aérienne 120 de Cazaux (Gironde), mai 2022. L’exercice des forces spéciales Air Athéna consomme deux Caracal, un troisième, d’astreinte 24h sur
24, attend un hypothétique « scramble » pour une mission de recherche et sauvetage en mer (SAMAR) ou à terre (SATERRE), dans le hangar. Les mécanos de l’escadron 1.67 Pyrénées couvent deux autres machines en entretien. L’une d’elles doit « sortir » le jour même explique un officier mécanicien. Une sixième revient d’une maintenance industrielle et deux autres opèrent en Irak au profit de la task force Hydra. En mai, il y avait donc huit Caracal dans le cycle d’emploi dans l’Armée de l’Air de l'Air, sur un total de dix machines en parc.
Donc seulement deux en entretien dans l’industrie, un petit exploit. À comparer au cauchemar rencontré par l’Armée de l’Air sur sa flotte, au pire des dernières années, avec deux machines en opex (au Sahel dans le passé), une d’astreinte SAR et deux mobilisables pour un deuxième plot opex, mais
seulement en pointillé. Il y avait alors cinq machines chez Airbus Helicopters et Heli-Union. La verticalisation de l’entretien décidée par Florence Parly, mais surtout la fin du programme de rétrofits, a remis de l’huile dans les rouages. Le contrat, Chelem, couvre de novembre 2019 à 2031 le soutien de 44 machines : Caracal (dix-huit), Cougar (24) et H225 (deux), incluant des inspections majeures à la maintenance en base. 45 personnels sont mobilisés et cinq Cougar sont entièrement suivis par Airbus Helicopters et Héli-Union.
Cette dernière assure ainsi la production directe de 1 500 h de vol à Pau, les hélicoptères étant indifféremment utilisés par les deux utilisateurs de la plateforme (4e RHFS et 5e RHFS). En outre, en permettant au même nombre de mécaniciens militaires de prendre en compte moins de machines, la
flotte gérée par l’armée a plus de bras pour son soutien.
Pour Christoph Zammert, le vice-président exécutif du soutien et des services chez Airbus Helicopters, rien que la première année, Chelem a permis de gagner dix points de disponibilité sur les Cougar, soit l’équivalent de trois machines disponibles en plus. La flotte Caracal a gagné neuf points. « De 2021 à 2025, on vise à gagner encore treize points pour le Cougar et 7,5 points pour le Caracal. Ces gains sont liés à de meilleures méthodes, mais aussi à des changements de référentiels. Par exemple, le pas des visites périodiques (VP) des Cougar est passé de 500 h / deux ans à 750 h / trois ans. En espaçant ces VP, les armées disposent désormais des appareils plus longtemps sans qu’a priori la sécurité des vols ne s’en ressente. Le point le plus critique reste la disponibilité de la famille NH90, dans l’Armée de Terre et dans la Marine.