Défense : le compte à rebours de la LPM a commencé
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Le poids de l’inflation (en tout cas d’une partie) devrait être pris en compte, et les cartes de priorités vont être rebattues, avec peut-être des abandons capacitaires : ce sont les premières certitudes sur le travail mené depuis près de six mois par le CEMA, engagé au lendemain de l’invasion de l’Ukraine. Initialement, la nouvelle loi de programmation militaire n’aurait dû être écrite qu’en 2025, pour couvrir la période jusqu’en 2030.
Face à l’urgence de financer de nouvelles priorités, dans le corset étroit généré par les autres urgences budgétaires de l’Etat (sécurité, santé, éducation), une partie de l’existant doit être détricoté, avec des calendriers qui vont évoluer, des quantités aussi. Des abandons de programmes ne sont pas à exclure, des réductions de cibles non plus (potentiellement dans le terrestre, qui a déjà contribué à financer les derniers investissements spatiaux et cyber). Cet exercice aura été mené sans le moindre livre blanc, et en petit comité. C’est plus efficace et cela évite trop de fuites sur des réalités pénibles, comme dans les munitions par exemple. Mais cela énerve plusieurs : le député LR Jean-Louis Thiériot en fait partie, lui qui aurait préféré un exercice de type livre blanc. Le caractère expéditif risquant, selon lui, de couvrir des « renoncements capacitaires ». L’élu se dit donc plus attentif que jamais, particulièrement sur les formats (notamment de l’aviation de chasse) et les stocks de munitions.