Exercice AsterX : une nouvelle édition très internationale
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A. Leoty
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A. Leoty
Dans le centre des opérations – surnommé le floor -, vaste salle high-tech aménagée dans l’un des bâtiments mastodontes du Centre spatial de Toulouse, l’atmosphère est étrange. Sur les visages des joueurs se lit une intense concentration, mais aussi une certaine effervescence. Derrière leurs rangées d’écrans, les 140 participants de l’exercice spatial militaire AsterX, organisé du 4 au 15 mars dans la Ville rose par l’Armée de l’Air et de l’Espace – et en particulier par le Commandement de l’Espace (CDE), basé justement à Toulouse -, s’activent, échangeant entre eux tantôt en français, tantôt en anglais.
Et pour cause : pour cette quatrième édition d’un exercice de haute intensité considéré comme « unique en Europe », l’accent a été mis sur l’internationalisation. Avec l’intégration - aux côtés des personnels du Commandement de l’Espace, mais aussi de partenaires industriels et institutionnels (Centre national d’études spatiales, Onera et Centre d’excellence spatial de l’Otan) - de 27 joueurs étrangers venus de quinze nations différentes, dont l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Japon.
« Dans l’espace, nous ne sommes pas seuls, rappelle le colonel Mathieu Bernabé, commandant de la brigade aérienne des opérations spatiales au CDE, qui dirige l’exercice. Il peut y avoir de la porosité, des zones grises, lorsque se côtoient des satellites militaires, des satellites à la fois civils et militaires et des satellites purement commerciaux. L’espace est complexe, mais aussi permissif. Il n’y a pas de réglementation en termes de circulation, même si des comportements responsables peuvent s’appliquer. » Un contexte qui nécessite, lorsque c’est possible, dialogue et coopération entre nations.