Bulle antimissile américaine sur le Moyen-Orient
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Système antimissile balistique THAAD devant un coucher du soleil.
Lockheed Martin
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Système antimissile balistique THAAD devant un coucher du soleil.
Lockheed Martin
Depuis le 7 octobre, les États-Unis soutiennent Israël dans sa guerre contre le Hamas. Ce soutien est actuellement indirect et se présente sous la forme d’un soutien logistique (livraison d’armes et de munitions) ou d’un soutien défensif, avec le déploiement d’avions de combat, d’un groupement amphibie de 2.400 marines ou encore d’une escadre aéronavale renforcée au Moyen-Orient. Les officiels américains ont précisé que ces déploiements étaient effectués non pas pour bombarder la bande de Gaza mais pour éviter tout débordement du conflit, avec une éventuelle implication d’organisations ou pays souhaitant attaquer Israël. L’Iran est bien évidemment au centre des inquiétudes, avec ses multiples missiles balistiques capables de toucher Israël et son soutien financier et matériel envers le Hamas, le Hezbollah,…
A ce propos, suite à cet appui américain envers Israël, des groupes terroristes justement soutenus par l’Iran ont déclenché des frappes de représailles sur des bases américaines au Moyen-Orient. Le Pentagone, sous la directive du Président américain Joe Biden, a alors déclenché le 26 octobre, des frappes aériennes sur deux sites du Corps des gardiens de la révolution dans l’Est de la Syrie. Avant ces frappes, une mesure passée inaperçue va pourtant avoir un impact conséquent sur la stabilité de la région : le déploiement de différents systèmes antimissiles américains au Moyen-Orient en plus des systèmes déjà sur place.
Le 23 octobre, le Pentagone annonçait l’envoi de plusieurs bataillons de MIM-104 Patriot. Concrètement, il s’agit d’un envoi assez conséquent de systèmes Patriot : un bataillon de Patriot standard comprend quatre batteries, regroupant chacune huit lanceurs !
Si le modèle exact n’est pas encore connu, les menaces de missiles iraniens laissent penser au déploiement de systèmes Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3), spécialisés dans l’interception des missiles. Contrairement à la version PAC-2, le missile intercepteur ne va pas exploser mais bel et bien entrer directement en collision avec sa cible (hit-to-kill, toucher-pour-tuer). Deux versions sont actuellement en service au sein des Forces américaines : le PAC-3 CRI et le plus récent PAC-3 MSE, équipé d’un missile plus puissant et plus précis. Ce système représente la défense antimissile basse-couche des Forces armées américaines : il est capable d’intercepter les missiles balistiques de courte (70 à 999 km de portée) et moyenne portée (1.000 à 2.999 km de portée) dans leur phase terminale (endo-atmosphérique).