JIDAC : quand Thales regroupe les entreprises françaises de drones militaires en 1 évènement
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Représentants de Thales et des 15 entreprises de drones durant la JIDAC 2024.
Thales
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Représentants de Thales et des 15 entreprises de drones durant la JIDAC 2024.
Thales
Depuis le début des années 2010, le mini-drone, qu'il soit au départ d'origine civile ou non, est devenu une véritable arme à part entière sur les zones de combat. Par exemple, les Forces spéciales de nombreux pays en ont fait la dure expérience en Irak ou en Syrie face aux terroristes de l'organisation état islamique. Cependant, l'invasion russe de l'Ukraine, lancée au début de l'année 2022, a démontré que désormais, le drone était un besoin aussi important que la défense antiaérienne ou que le soutien d'artillerie pour les forces terrestres. C'est ainsi que de nombreux drones militaires ont fait la une de l'actualité ; la munition rôdeuse Switchblade 300 d'AeroVironment, les drones cargo de Malloy, les micro-drones de reconnaissance Black Hornet Nano de Prox Dynamics AS,... La France dispose aussi d'entreprises spécialisées ou ayant une expérience du domaine des drones militaires. C'est notamment le cas de Delair, qui a ainsi livré à l'Ukraine - ou est en train de livrer - 300 drones de reconnaissance et 100 munitions téléopérées. Cependant, ce tissu d'entreprises françaises est très varié et celles-ci sont surtout de petites tailles : il s'agit, pour la plupart, de petites entreprises ou même des start-up. Elles ne peuvent ainsi rivaliser efficacement face aux géants américains, israéliens, etc.
Cette fragmentation est clairement identifiée par Thales, qui décide justement de faire pivoter son approche sur les drones aériens militaires. Hervé Dammann, directeur général adjoint Systèmes Terrestres et Aériens de Thales, avait ainsi pris la parole pour préciser ce pivotement autour de trois enseignements majeurs :