Eurosatory 2024 : l’Armée de Terre diversifie sa protection anti-drones
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Face à l'augmentation rapide de la menace des micro-drones, l'Armée de Terre avait initialement adapté à partir de 2020 des véhicules de l'avant blindé (VAB) dotés de tourelleaux téléopérés (TOP) armés d'une mitrailleuse de 12,7 mm, intégrée dans un système comprenant un radar issu du moyen interarmées de lutte antidrones (MILAD), positionné sur un mât télescopique. La capacité à détruire des micro-drones de ce VAB ARLAD (adaptation réactive lutte antidrone) n'était pas totale et nécessitait une dextérité élevée de l'opérateur. Il avait néanmoins été déployé au Sahel à compter de 2021. En parallèle, les livraisons de fusils anti-drones, plus efficaces, comme le Nerod F5 de MC2 Technologies, avaient permis de renforcer la boîte à outils antidrones : mais ce recours exposait le tireur.
L'évolution de l'ARLAD avec un nouvel effecteur, un lance-grenades HK de 40 mm (en service dans l'armée de terre depuis une commande en urgence à la fin des années 2000 et les opérations en Afghanistan), devait augmenter les capacités d'interception et réduire le temps de la séquence complète (permettant ainsi de se consacrer lus rapidement à d'autres drones ensuite). Cette fiabilisation a bien été obtenue, ont confirmé les expérimentateurs de la Section Technique de l'armée de terre (STAT) à Sébastien Lecornu, lors de sa visite au 54e régiment d'artillerie d’Hyères (Var), le 27 mars.