Eurosatory 2024 : Nuclétudes étoffe son offre de services
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Près de soixante ans après sa création aux Ulis (Essonne), Nuclétudes aurait très bien pu rester focalisée sur le seul marché de la dissuasion, son véritable cœur de métier. Mais la PME de 85 personnes spécialisée dans la protection des systèmes et des équipements complexes en environnements radiatifs et électromagnétiques sévères entend bien aujourd’hui élargir la palette de ses activités en s’engageant sur de nouveaux projets. Et la filiale à 99,9% d’ArianeGroup souhaite, à présent, le faire savoir.
Comment ? En devenant, par exemple, exposant pour la première fois au Salon Eurosatory 2024 (17-21 juin 2024). Comme l’explique son président-directeur-général, Thibault Cheviron, « notre stratégie est de valoriser toutes les compétences de pointe héritées de la dissuasion. Aussi, nous souhaitons nous renforcer dans d’autres secteurs de la Défense tels que le durcissement d’infrastructure et la cybersécurité. À la convergence de ces deux sujets, on trouve notamment le risque lié aux signaux parasites compromettants également appelé menace TEMPEST, c’est l’une des raisons de notre présence à Eurosatory 2024. Ces signaux sont, en effet, susceptibles de compromettre la confidentialité des informations traitées par un système d’information. Ils peuvent se propager par rayonnement électrique dans l’air ou par conduction sur les conducteurs métalliques ».
Déjà présente dans le spatial depuis une dizaine d’années avec de grands acteurs comme Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, Nuclétudes y accompagne les équipementiers pour la conception de produits, la caractérisation et la qualification de composants électroniques en environnement radiatif naturel. Mais elle s’adapte aussi aux besoins spécifiques du New Space. « Nous cherchons à accompagner les équipementiers du New Space sur leurs cycles de développement d’autant qu’ils ne possèdent généralement pas d’équipes spécialisées dans les radiations. Déjà effectif depuis près de 2 ans, notre apport aux acteurs du New Space réside dans notre capacité à les épauler sur le dimensionnement des contraintes, à leur apporter l’expertise pour identifier les parties potentiellement critiques et dimensionner les protections au juste besoin. En résumé, nous sommes, en quelque sorte, un bureau d’étude déporté pour concevoir une électronique devant continuer à fonctionner en environnement sévère », explique Florent Miller, directeur général adjoint de Nuclétudes.