Défense et armées : quelles sont les propositions des principaux partis pour les élections législatives
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Photographie réalisée lors du défilé du 14 juillet 2017.
Dominique Pineiro
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Photographie réalisée lors du défilé du 14 juillet 2017.
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La dissolution de l’Assemblée nationale invoquée le 9 juin dernier par le Président de la République Emmanuel Macron rebat les cartes de la vie politique française. Au lendemain du premier tour des législatives anticipées s’étant tenu le 30 juin, le parti présidentiel, majoritaire à l’Assemblée depuis 2017, se voit désormais dépassé par le Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire. Un moment politique décisif de la Vème République, qui pourrait notamment impacter les moyens alloués à la défense, avec une influence sur le futur des armées. Que proposent exactement les programmes des principaux partis encore en lice pour le second tour de ces élections sur le volet de la défense ?
Rassemblement National :
Le RN, mené par Jordan Bardella, explique en quelques lignes le programme destiné à la défense. L’un des projets phares : la « sanctuarisation » de la trajectoire budgétaire de la Loi de Programmation Militaire (LPM). Le 4 avril 2023, la LPM 2024-2030 présentée en Conseil des ministres par Sébastien Lecornu prévoyait un budget de 413 milliards d’euros pour moderniser les armées françaises dans l’éventualité d’un retour à la haute-intensité au cours des prochaines années. Une augmentation substantielle, en comparaison des 295 milliards d’euros engagés pour la LPM 2019-2025. À l’horizon 2027, le RN souhaite débloquer 55 milliards d’euros annuellement, contre 47,2 milliards en 2024.
Le parti de Marine Le Pen insiste sur la volonté de préserver la souveraineté française sur ses capacités stratégiques, à savoir la doctrine entourant l’emploi de l’arme nucléaire. Cette précision du RN fait suite à des propos tenus par Emmanuel Macron. Ce dernier se disait alors « prêt à ouvrir le débat [autour] de la défense européenne et de la mise à disposition des capacités nucléaires pour les pays disposant déjà de l’arme nucléaire américaine sur leur sol ». Concernant l’industrie, le RN se dit favorable à une « préférence européenne », portant sur des achats d’armes et d’équipements au sein de l’Union européenne. Cette proposition se heurte cependant aux velléités actuelles affichées par des pays tels que la Pologne, la Grèce ou l’Italie, s’étant orienté ces dernières années vers les fabricants américains pour acheter de nouvelles plateformes telles que le F-35. Si la France possède effectivement une présence importante sur le marché européen de la défense, l’industrie américaine détient une forte prévalence dans le cadre de l’alliance otanienne. Challenges rapportait que depuis février 2022, près de 63 % des commandes d’armement et d’équipements militaires au sein de l’Union européenne avait été passées auprès des États-Unis.