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Olivier Andriès, directeur général de Safran, réitère sa position : la Belgique a toute sa place dans le SCAF

Photo de Gaétan Powis

Gaétan Powis

Publié le 04 décembre 2024 à 08:40

Olivier Andriès, CEO de Safran, lors de l'inauguration de BeCOVER (27 novembre 2024).

Olivier Andriès, CEO de Safran, lors de l'inauguration de BeCOVER (27 novembre 2024).

Gaétan Powis

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N2973 ● 05 juin 2026

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Lors de l’inauguration de BeCOVER et du dévoilement du tout premier booster basse pression du Rise, Olivier Andriès, directeur général de Safran, a profité de sa présence en Belgique pour rappeler sa position : "la Belgique a toute sa place dans le SCAF !". Il a également annoncé que tout comme l’Allemagne, la décision d’achat du F-35 n’est pas un argument contre la Belgique dans le SCAF.

Une position sur la Belgique et le SCAF

Le 27 novembre, le centre d'essai de compresseurs BeCOVER était inauguré à Herstal (province de Liège, Belgique). Pour l'occasion, Olivier Andriès, directeur général de Safran, avait fait le déplacement. Sa présence s'expliquait par la double annonce, à savoir que l'entreprise française détient, via sa filiale belge Safran Aero Booster, 25 % des parts de BeCOVER mais aussi pour dévoiler le tout premier compresseur du futur et très prometteur moteur Rise.

À l'occasion d'une conférence de presse, ce dernier avait profité de sa présence en Belgique pour réitérer sa position sur la Belgique au sein du Système de Combat Aérien du Futur, plus connu sous l’acronyme SCAF : "BeCover a été conçu pour accueillir des moteurs militaires et je rappelle ce que j'ai déjà dit publiquement : Safran est très favorable au fait que la Belgique puisse rejoindre le SCAF. Nous sommes même très très favorables. Et ça tombe bien puisque le Président de la République a clairement indiqué que la Belgique était bienvenue. Et aujourd'hui, la Belgique a un rôle d'observateur et nous souhaitons que ça aille encore plus loin et que la Belgique puisse, concrètement, avoir un rôle industriel dans le SCAF. Et justement, sur les moteurs, la Belgique a tout ce qu'il faut ! La preuve aujourd'hui !". Il termina son intervention en précisant que le futur proche de la Force aérienne belge ne diminue en rien sa participation au SCAF : "Alors certes, la Belgique s'est engagée sur le F-35 mais l'Allemagne aussi ! Ce n'est donc pas un argument !"

Sans le citer, cette dernière phrase était un clin d’œil envers Eric Trappier, CEO de Dassault Aviation. Ce dernier avait souvent repris cet argument concernant la Belgique, comme par exemple à la fin de l'année 2023 : "On ne fait pas un SCAF pour faire travailler des industriels. C'est d'abord un besoin des forces armées et nos pays comptent acheter ces appareils. La Belgique compte-t-elle un jour acheter des avions de combat non-américains ? Je n'ai pas entendu de réponse des autorités belges. En trente ans, ils ne l'ont jamais fait."

Pour rappel, le 16 juin 2023, la Belgique avait annoncé, via Ludivine Dedonder, ministre de la Défense belge, sa participation au SCAF : "Je confirme que le Conseil des ministres a accepté de proposer notre pays comme observateur [au SCAF]". Ce statut d'observateur ne permet pas encore à la Belgique de concrètement participer aux actuels développements du SCAF mais donne justement la possibilité de négocier avec l'Allemagne, l'Espagne et la France le rôle que jouera la Belgique dans les prochains développements et essais.

SCAF : un système de systèmes.
SCAF : un système de systèmes. (Crédits : Airbus)

Gaétan Powis

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