Défense : le missile Akeron-LP a la vie dure
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DGA EM
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Ce n'est pas courant, sans être rare non plus, que les débouchés commerciaux d'un missile puissent être portés par l'export avant que le pays d'origine ne se décide à l'acheter. Le meilleur exemple dans la gamme de MBDA est le VL Mica, que la France n'a acquis qu'en 2024, plus de quinze ans après les premiers contrats exports. Le délai sera-t-il le même pour l'Akeron-LP, un programme sur lequel la France a soufflé le chaud et le froid, pour ne le destiner à ce jour qu'à l'Eurodrone ? Pas sûr, car le programme s'accélère, avec une série de tirs de développement qui vont peut-être contribuer à éclaircir le sort de l'Akeron-LP, géré par la DGA pour le compte de l'OCCAR, dans le cadre du programme MAST-F.
Après un premier tir d'essais début février depuis un bâti terrestre à DGA EM au Levant, c'est sous un hélicoptère Tigre de l'ALAT que devait -peut-être dès cette fin de semaine- être conduit à Biscarosse, à DGA EM, le deuxième tir de l'Akeron-LP, un signe qui atteste que la France a choisi de ne pas exclure définitivement ce nouveau missile de MBDA de sa liste capacitaire. Puisqu'elle est bien la seule à pouvoir placer des Akeron-LP sous ses Tigre en service.