Forces spéciales : comment MBDA affine sa gamme de missiles
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

DGA EM
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

DGA EM
C'est peu connu, mais l'Akeron-MP a déjà été utilisé par les forces spéciales d'au moins trois pays. Le plus connu est la France, avec des postes de tir répartis au sein des trois composantes (Air, Terre, Marine), à qui l'on doit les premiers tirs opérationnels. MBDA a travaillé à adapter les postes de tirs de la Marine, afin de prendre en compte le tangage et le roulis que connaissent les embarcations.
Le missilier les compense avec d'un mode d'engagement naval développé en quelques mois suite à une demande de la DGA, mais dont l'entrée en service a été bien plus longue, le temps de valider les résultats et de former les commandos marine (ce qui ne commence qu'en avril 2025). Concrètement, le tireur doit enclencher le mode naval disponible dans son poste de tir -ou sur la tablette d'engagement disponible en complément-, ce qui définit dans le viseur un niveau haut et bas lié à la houle, et permet d'accrocher plus facilement la cible.
Le dispositif a été qualifié dès décembre 2023 à DGA EM, au Levant. Le potentiel naval de l'Akeron-MP avait été dévoilé lors de tirs réalisés à Djibouti en août-septembre 2018. En marge d'une campagne globale impliquant principalement des tirs terrestres vers la terre (le préalable au déploiement au sein de l'opération Barkhane), les commandos marine avaient, eux, réalisés deux tirs depuis une ECUME, l'un vers une cible navale, et l'autre vers la terre.
Le nombre de postes de tir modifiés par MBDA n'est pas dévoilé, mais il pourrait porter sur une dizaine d'exemplaires. Quelques tirs ont été plus récemment réalisés pour intégrer la modification du poste de tir, des tablettes et des moyens de simulation servant à l'entraînement. Des tirs -tous de jour, au large de l'île du Levant- ont été réalisés de la frégate La Fayette contre un semi-rigide furtif et rapide, en employant la voie jour du poste de tir.