Plusieurs drones abattus au-dessus de la base de l’Île Longue qui abrite les sous-marins nucléaires français

SNLE sous-marin nucléaire lanceurs d’engins. | NAVAL GROUP
NG

SNLE sous-marin nucléaire lanceurs d’engins. | NAVAL GROUP
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Avec la pleine Lune, les conditions de luminosité étaient très bonnes hier soir, idéal pour des survols nocturnes. Les drones ont été détectés à 19h30 jeudi soir au-dessus de la base navale non-loin de la rade de Brest. C’est ici que sont abrités les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, les SNLEs. Ce n’est pas la première fois que des survols ont lieu. Le dernier remonte à la nuit du 17 au 18 novembre, où un drone avait volé à proximité de la base sur la presqu’île de Crozon. La préfecture maritime de l’Atlantique avait saisi la gendarmerie, qui protège le site avec les fusiliers marins. Une enquête avait été ouverte pour violation de l’interdiction de survol.
Les survols de zones stratégiques alliées se multiplient, avec notamment un drone russe dans le ciel de Vilnius en Lituanie, ou des drones qui immobilisent des aéroports européens. La base de l’Ile Longue dispose naturellement d’un dispositif anti-drone. Après avoir détruit un drone lancé depuis le Yémen à l’aide d’une salve de canon de 76.2 mm en avril dernier, la Marine nationale renforce son dispositif et s’entraîne. C’était l’objet de l’intense exercice militaire Wildfire mené depuis Toulon du 29 septembre au 3 octobre.