La Russie intensifie sa guerre en orbite
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La Russie est connue pour ses satellites espions Loutch-Olympe. Ils ont marqué l’histoire par l’espionnage du satellite franco-italien Athena-Fidus, qui a précédé en France la création du Commandement de l’Espace en 2019. Mais aujourd’hui, la menace russe inquiète par son intensification et sa diversification. Car la série Loutch a laissé place à une nouvelle génération de satellites dangereux.
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Le 22 mai dernier, l’analyste américain Greg Gillinger sonne l’alarme. Il signale des manœuvres singulières de la part d’au moins quatre satellites russes classifiés, Cosmos 2610 à Cosmos 2613. Ces satellites suspects ont été lancés le 16 avril précédent depuis la base de Plessetsk par une Soyouz 2.1b, avec deux autres satellites, Cosmos 2609 et 2614. Placés en orbite basse héliosynchrone, leur objectif est classifié. Quelques semaines après, entre le 14 et le 20 mai, Greg Gillinger remarque que Cosmos 2610 à 2613 ont modifié l’inclinaison de leur orbite, passant de 97,0° à 97,8°. Un changement de plan orbital notable, car gourmand en ergols. Pour réaliser une telle manœuvre tactique qui réduit d’office l’espérance de vie des satellites militaires, les Forces spatiales russes ont forcément un objectif clair en tête. Greg Gillinger a remarqué que cela les rapproche dangereusement du satellite Iceye X36, un des satellites radar/SAR d’observation de la Terre de l’opérateur privé finlandais Iceye.