Safran ne chôme pas à Eurosatory

Olivier Andriès (à g.) directeur général du groupe Safran, et Hamad Al Marar, (à dr.) PDG d'Edge Group, se sont accordés sur un partenariat stratégique.
Safran/ M. Moitessier

Olivier Andriès (à g.) directeur général du groupe Safran, et Hamad Al Marar, (à dr.) PDG d'Edge Group, se sont accordés sur un partenariat stratégique.
Safran/ M. Moitessier
Olivier Andriès n’a pas dû s’ennuyer pour la première journée d’Eurosatory. Ce lundi, le groupe Safran, qu’il dirige, a multiplié les annonces, entre contrats et partenariats. La journée a particulièrement bien commencé avec l’annonce par Catherine Vautrin, ministre des Armées, de la victoire du Thundart (en partenariat avec MBDA) dans la compétition pour la Frappe à longue portée – terrestre (FLP-T) de l’armée de Terre.
Elle s’est poursuivie avec la signature d’un accord stratégique avec le groupe émirien Edge, spécialisé dans les activités de défense. Cela doit leur permettre d’élargir ce cadre, avec davantage de réalisations communes, mais aussi « d’accélérer l’émergence de capacités élevées », selon les mots d’Olivier Andriès. Ils visent notamment les drones et la guerre électronique.
Ce partenariat prend d'autant plus d'ampleur qu'Edge vient d'installer sa nouvelle filiale européenne à Paris. Tout cela renforce la collaboration entre les deux groupes, qui coopèrent déjà dans l’électronique de défense ou les armes intelligentes. Ils avaient d’ailleurs déjà signé un protocole d’accord (MoU) en février dernier pour « explorer conjointement le développement, la production et la commercialisation de systèmes d’armes air-sol avancés ».
La journée s’est poursuivie avec la vente par Safran Electronics & Defense du système antidrones Skyjacker Advanced à un pays européen, dont le nom n’a pas été dévoilé, désireux de renforcer la protection de ses sites stratégiques. Capable de détecter et d’identifier des drones, il agit via un leurrage des systèmes de navigation par satellite (GNSS). Développé en quelques mois à partir d'une brique existante de la société Aerolia, le Skyjacker est déjà en évaluation en France.
Safran Electronics & Defense a également signé un protocole d’accord (MoU) avec la société Theon, basée à Chypre – mais avec une production en Grèce. Ce partenariat vise à la création d’une coentreprise « dédiée à la conception, au développement et à la commercialisation de systèmes électro-optiques et infrarouges aéroportés destinés aux drones ». Plus précisément, Safran parle de « boules gyrostabilisées de petite taille pesant moins de 8 kg ».
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Une annonce qui intervient quelques semaines seulement après l’accord de coopération sur les drones et systèmes intelligents conclu entre le groupe français et le turc Baykar. Ce qui n’a visiblement pas freiné les discussions entre Safran et son partenaire hellène.