Nasa : les réformes de Jared Isaacman dans le circuit législatif
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L’aménagement d’une base lunaire permanente signera-t-il la fin de la Gateway ?
NASA
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L’aménagement d’une base lunaire permanente signera-t-il la fin de la Gateway ?
NASA
Pour mémoire, le milliardaire proche d’Elon Musk a été nommé le 17 décembre à la tête de la Nasa (après des mois de tergiversations et revirements), à la veille de la publication par la Maison Blanche du décret exécutif intitulé « Ensuring American Space Superiority » (Assurer la supériorité spatiale américaine). Celui-ci définit les priorités stratégiques spatiales des États-Unis pour les années à venir : le retour des astronautes américains sur la Lune d’ici 2028 (autrement dit avant la fin de l’actuel mandat présidentiel), l’établissement sur notre satellite naturel d’une présence humaine durable avec l’établissement dès 2030 des premiers éléments d’une base lunaire permanente alimentée par un réacteur nucléaire, et le renforcement de la sécurité nationale sur orbite. À peine en poste Jared Isaacman se voyait confier la mise en musique de cette stratégie, impliquant une réforme de la gestion budgétaire des programmes de la Nasa et une participation accrue du secteur privé. La remise de copie attendue sous 90 jours – donc avant la mi-mars. Et, dès le 28 février, une première décision majeure était annoncée : la mission Artemis 3, initialement programmée en 2028 pour réaliser un débarquement habité sur la Lune, est avancée d’un an afin de servir à des essais des matériels autour de la Terre, le grand objectif restant fixé à 2028 mais confié à la mission Artemis 4. D’autre part, l’évolution du lanceur lunaire SLS (Space Launch System) avec l’introduction du Block 1B à partir d’Artemis 4 est abandonnée, dans le but d’augmenter la cadence de lancements et d’atteindre désormais une mission tous les dix mois (voir Air & Cosmos n°2960, du 5 mars 2026).